Ce qu’un discours de confirmation doit accomplir
Un discours de confirmation honore l’adolescent le jour où il est confirmé : le jour où il dit à l’église son propre oui au baptême reçu enfant. Trois choses doivent y figurer : un souvenir qui montre qui il est devenu, un vœu pour la suite de son chemin et une parole de bénédiction pour finir. Il se tient le plus souvent à la fête après la messe, par les parents, le parrain, la marraine ou les grands-parents.
Votre auditeur le plus important a 14 ans. Les tantes de la table voisine hochent la tête à chaque formule, mais le discours s’adresse au confirmand. Écrivez des phrases qu’il peut prendre au sérieux : directes, sans emphase d’adulte, sans exposé sur « le sérieux de la vie ». La confirmation marque un pas vers la vie adulte : prenez-le au mot. S’il doit sourire une fois en écoutant et déglutir une fois, vous avez touché juste.
La structure : quatre parties
1. L’adresse et l’entrée en matière. Adressez-vous d’abord au jeune, puis aux personnes présentes : « Chère Léa, chers invités » bat toute salutation protocolaire. Comme entrée, une petite scène porte plus que tout préambule : le matin du baptême, le premier après-midi d’aumônerie, une phrase de la table de la cuisine la semaine dernière.
2. Le souvenir. Une anecdote qui montre qui ce jeune est devenu. Le jour où votre fille a pris seule le train pour aller chez sa grand-mère. Le camp d’été où votre filleul a remarqué le mal du pays d’un plus jeune avant les animateurs. Une telle scène raconte plus que toute liste de qualités.
3. Le regard vers l’avant. Vos vœux de confirmation, formulés concrètement : ce dont vous le croyez capable, pour quoi vous lui souhaitez du courage. Qui le souhaite peut interpréter ici la parole choisie pour la confirmation. Beaucoup de jeunes choisissent un psaume ou un autre verset de la Bible ; une phrase personnelle à ce sujet pèse plus que toute citation empruntée.
4. La bénédiction et la fin. Un encouragement qui reste, puis une fin nette : un verre levé au confirmand, le signal pour le dessert. Si ce sont les parents qui parlent, les remerciements ont leur place ici : à la paroisse, au prêtre, aux invités venus parfois de loin.
La bonne durée : trois à quatre minutes
Trois à quatre minutes font 400 à 500 mots prononcés. Le confirmand ou la confirmande est au centre et ne peut aller nulle part. Chaque minute de plus y compte double. La fête de confirmation a en outre un programme : le repas, les cadeaux, souvent plusieurs orateurs. Un conseil : accordez-vous à l’avance sur qui parle quand et qui raconte quelle histoire, sinon l’assemblée entend trois fois le voyage en train chez la grand-mère. Un discours réussi est un discours qui trouve sa fin pendant que tout le monde écoute encore.
Qui parle : parents, parrain et marraine, grands-parents
Le discours des parents. Les parents ouvrent le plus souvent officiellement la fête : accueillir les invités, remercier, puis parler à l’enfant. Le piège est la rétrospective sur 14 ans de parentalité. Choisissez plutôt un seul moment de l’année écoulée qui montre qui vous avez élevé là, et dites la fierté concrètement : quelle décision, quelle évolution.
Le discours de la marraine ou du parrain. Le parrain ou la marraine de confirmation, c’est souvent le même que celui du baptême. Il y a là le plus beau des points de départ : boucler la boucle. Si vous avez tenu à l’époque un discours de baptême, reprenez le fil : la promesse d’alors, le bilan d’aujourd’hui, et ce que vous proposez encore pour la suite.
Le mot des grands-parents ou des proches. Court et détendu : un souvenir, un bon vœu, terminé. Les grands-parents sont les seuls à pouvoir réciter un court poème sans que personne ne lève les yeux au ciel, à condition qu’il soit choisi pour ce petit-enfant. Les frères et sœurs aussi peuvent dire deux ou trois phrases ; venant du grand frère, une seule phrase sérieuse frappe fort. Et pour qui n’ose pas tenir de discours aujourd’hui : les 18 ans arrivent plus vite qu’on ne croit.
Ce qui compte à la rédaction
Religieux ou profane : suivez le confirmand. Une phrase sur la parole choisie ou une pensée de l’aumônerie convient au jour. Trois formules pieuses d’affilée sonnent empruntées si personne d’autre dans la famille ne les emploie. Une allocution profane est parfaitement acceptable ; la partie religieuse a été portée par la messe du matin.
Une citation au maximum. Hugo, Saint-Exupéry et les recueils de pensées d’Internet ont déjà nourri mille discours de confirmation. Si citation, alors une que vous signeriez vous-même, ou directement la parole que le jeune a lui-même choisie.
La gêne est la ligne rouge. Les anecdotes de photos de bain, les blagues d’appareil dentaire, la phase des dinosaures : ce qui arrache un rire aux adultes coûte au jeune sa dignité devant précisément les gens face auxquels il veut paraître adulte aujourd’hui. Dans le doute, demandez avant : ce qu’il ne veut pas voir raconté reste dehors. Une blague est permise, les gaudrioles devant la grand-tante et le curé jamais.
Des notes plutôt qu’un manuscrit. Écrivez le discours en entier, répétez-le à voix haute, et n’emportez à la fête que des mots-clés. Vous pouvez ainsi tenir le discours sans coller à la feuille : fluide, librement, le regard vers le confirmand. Si vos genoux flanchent avant de vous lever, notre guide contre le trac vous aidera.
Les erreurs les plus fréquentes
Le discours moralisateur. « À ton âge, je… » : un ado de 14 ans décroche au troisième conseil. On peut formuler des vœux sans lever l’index.
Le discours aux mauvaises personnes. Qui ne parle qu’aux proches et évoque le confirmand à la troisième personne rate le destinataire principal. Vérifiez chaque paragraphe : y a-t-il un « tu » ?
Le tapis de poèmes. Les félicitations rimées et les vers d’anges d’Internet sonnent pareil à chaque fête de confirmation du pays. Une phrase personnalisée sur cet enfant-là bat toute strophe étrangère.
L’émotion sans filet. Si vous savez que votre voix flanchera à une certaine phrase, prévoyez une pause juste avant. Les larmes ne sont pas un malheur : une gorgée d’eau, un sourire, on continue.
Votre discours naît ainsi avec eloqole
Vous répondez à des questions sur le jeune, votre relation, l’occasion et le ton que vous voulez trouver. eloqole en construit un plan et rédige le discours : avec vos prénoms, vos souvenirs, dans le temps de parole que vous choisissez. Vous retravaillez le brouillon jusqu’à ce qu’il sonne comme vous, et vous le répétez au téléprompteur pour le grand jour.